13 Janvier 2009
LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIERE DE
COTE D'OR VOUS INFORME DE
Extrait de l'article du Bien Public du mercredi 7 janvier 2009
Des représentants syndicaux d'Amora seront reçus aujourd'hui au ministère de l'Economie. Les négociations avec la direction ont repris hier. Le président d'Amora a affirmé sa
volonté de faire du site de Chevigny « une usine phare ».
Les négociations concernant la restructuration
d'Amora-Maille (1) ont repris le 6 janvier à Dijon entre les représentants du Comité central d'entreprise (CCE) et la direction.
Débutée à 9 heures, cette première procédure d'information et de consultation s'est terminée vers 17 h 15.
Concrètement, le contenu des livres III et IV a été lu. Le livre IV, relatif au volet économique, détaille la démarche de réorganisation de l'entreprise direction d'Amora-Maille. Le livre III
concerne le volet social, avec le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).
La lecture des livres III et IV s'est déroulée dans une ambiance relativement calme, « avec tout de même quelques sursauts et agitations ». Et d'ajouter : « Nous n'attendions pas grand-chose de
cette journée, à part la possibilité de poser des questions sur l'avenir des sites. » Les représentants du personnel ont en outre confirmé leur intention, d'ici à la prochaine réunion, de
remettre un dossier à un cabinet composé d'experts-comptables et d'avocats. Le but, est « de démontrer le contraire de ce qu'affirme la direction, c'est-à-dire déclarer que les licenciements ne
sont pas justifiés ».
« Pas question de délocaliser »
Lors de la réunion d'hier, Hervé Laureau, président d'Amora-Maille, a jugé qu'il y a eu « de l'écoute mutuelle. Chacun a pu présenter son point de vue sur la réorganisation et ses conséquences ».
Il a qualifié le projet industriel d'« indispensable » et d'« avenir ». Selon lui, « il fera de l'usine de Chevigny la plus grande usine de condiments d'Europe. Elle sera ainsi davantage
compétitive ». Hervé Laureau affirme qu'« il n'est pas question de délocaliser la moutarde de Dijon puisque la moutarde, la mayonnaise, le vinaigre et le conditionnement de cornichons seront
fabriqués à Chevigny ». En outre, le président d'Amora-Maille veut faire du projet industriel « un projet exemplaire sur le plan social. Nous accompagnerons tous les salariés et leur proposerons
des solutions concrètes ». Il évoque « 250 possibilités » d'accompagnement et d'aide. « Au-delà, nous mettrons en place une structure pour accompagner individuellement les salariés. »
Prochaine réunion
Une prochaine réunion aura lieu le 28 janvier. Les représentants syndicaux ne comptent pas « rester les bras croisés ». Il se dit prêt à continuer les manifestations. « Nous participerons
notamment à la journée de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier prochain. »
Vincent LINDENEHER
(1) Pour rappel, la réorganisation d'Amora-Maille, annoncée le 20 novembre dernier, prévoit la fermeture de l'usine historique de Dijon et de l'usine de conditionnement d'Appoigny (Yonne), ainsi
que le transfert de l'activité logistique de Chevigny-Saint-Sauveur sur la plate-forme de FM Logistic à Fauverney.