LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIEREDE COTE D'OR VOUS INFORME
DE
LE TRAVAIL DOMINICAL, OBSESSION GOUVERNEMENTALE
Le gouvernement vient de relancer le projet de loi visant à restreindre le droit au repos le dimanche. Et offrir un peu plus
de travailleurs bon marché à la grande distribution.
Le nouveau ministre du Travail, M. Brice Hortefeux, a annoncé, dimanche bien entendu, qu'une nouvelle proposition de loi sur
le travail dominical serait «déposée dans les toutes prochaines semaines» et débattue par le Parlement en juillet, en plein été, bien entendu. La précédente tentative en décembre dernier avait en
effet été un échec cuisant, une partie de la majorité actuelle et des acteurs économiques concernés, hors grande distribution (bien entendu), l’ayant fortement contestée. Force Ouvrière a réagi
le lendemain même par un communiqué soulignant «sa ferme opposition à toute extension du travail le dimanche» et appelant «à intégrer la défense du repos hebdomadaire dans les revendications du
1er Mai».
La société Ikea vient justement de tenter de faire travailler ses salariés ce 1er mai, alors même qu’elle le fait déjà le dimanche et ne renonce que devant un référéintroduit par FO. Toujours plus, au mépris du Code du Travail. Mais une telle attitude a été encouragée en haut lieu. On a pu voir un ministre et son secrétaire d’Etat se
déplacer pour venir soutenir en personne un centre commercial ouvert le dimanche en toute illégalité.
Les création d’emplois, bien entendu, figurent parmi les mêmes arguments économiques, pourtant démentis par des études économiques, remis sur le tapis: «On omet juste ceux qui vont être détruits.
Pour un créé, trois vont disparaître, rétorque la secrétaire fédérale de FO Commerce, Françoise Nicoletta, bilan: deux emplois en moins. La plupart des emplois qualifiés seront remplacés par des
contrats précaires, au plus bas, la crise aidant. Souvent des femmes, à la tête d’une famille monoparentale. Il faudra ouvrir des crèches. Donc de nouvelles dérogations. Déjà en difficulté, le
petit commerce va en faire les frais, les centre-villes vont se désertifier un peu plus et le commerce de gros, qui lui est lié, va être touché, par effet boule de neige, n’ayant pas les moyens
d’avoir des centrales d’achat». Beaux jours en perspective pour la grande distribution.
Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :