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:
Secteur social et médico-social
La fédération FO de l’Action sociale appelle les salariés à se mobiliser lundi pour exiger de meilleures conditions de travail et de
rémunération mais aussi pour défendre leurs droits collectifs attaqués de toutes parts.
Les quelque 600.000 salariés des secteurs sociaux et médico-sociaux sont appelés à faire grève lundi prochain pour exiger de
meilleures conditions de travail et de rémunération mais aussi pour défendre leurs droits collectifs menacés de toutes parts. Cette grève franche de 24 heures avec une manifestation nationale à
Paris en direction du ministère de la Santé a été lancée à l’initiative de la fédération FO de l’Action sociale (FNAS-FO), pour qui les motifs de mécontentement ne manquent pas. Outre le projet
de démantèlement de la convention collective 66 qui régit l’exercice des métiers (assistantes sociales, éducateurs spécialisés, psychologues professions) et contre lequel elle bataille depuis
plusieurs mois (voir notre article du vendredi 22 mai 2009), la fédération dénonce les restrictions budgétaires, les sous effectifs, des négociations salariales au point mort, ainsi que la remise
en cause du droit de grève.
«Les négociations salariales n’aboutissent pas et ne répondent toujours pas aux attentes des salariés en la matière, à savoir 15% minimum d’augmentation correspondant à 10 ans de perte de perte
de pouvoir d’achat en comparaison du coût de la vie», souligne le secrétaire général de la FNAS-FO, Pascal Corbex. «Sur la question de l’emploi et des moyens pourtant indispensables à
l’accomplissement des missions de service de public, la loi "Hôpital, patients, santé et territoires" (HPST), en cours d’adoption au Parlement, risque d’accroître encore les déficits, avec la
régionalisation accrue qu’elle porte», explique-t-il. La régionalisation dans ce secteur vise notamment à asseoir la mise en concurrence des établissements médico-sociaux à but non lucratif entre
eux mais aussi avec les établissements commerciaux lucratif, et ce afin d’accélérer les regroupements forcés des établissements en cours de restructuration dans le cadre d’une enveloppe
budgétaire fermée.
Dans le secteur de l’aide à domicile, la fédération syndicale s’inquiète également du regroupement de trois conventions collectives, où le but, pour les employeurs est là aussi de réduire les
droits des salariés comme la qualité du service rendu aux personnes âgées et handicapées. Autre attaque en règle contre les personnels des secteurs sociaux et médico-sociaux: une disposition du
projet de loi HPST entend notamment imposer un «service minimum» dans les établissements. «L’objectif de cet article est de limiter le droit de grève des salariés, et donc leur expression
collective, au moment même où ils se mobilisent contre le démantèlement de leurs acquis sociaux», s’insurge la FNAS-FO.
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