Pour les salariés, un « Grand Paris » perdant - 251109
24 Novembre 2009
Rédigé par UDFO21 et publié depuis
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Le projet de loi « Grand Paris » répond plus à des affrontements politiciens et à des enjeux de pouvoir qu’aux préoccupations et
difficultés concrètes des salariés.
La question fondamentale des transports publics ne saurait se résumer aux liaisons entre les aéroports parisiens et les « centres d’affaires ».
Ce projet présente une vision d’aménagement fractionnée, qui exclue l’accès et le coût des transports ainsi que la problématique du logement et qui ne précise aucune ambition concernant
l’emploi.
Par ailleurs, la création de nouveaux établissements publics (Société du Grand Paris et Etablissement public de
Saclay-Paris) vient accroitre la complexité existante dans les différentes structures en place. La gouvernance globale et le financement ne sont pas précisés.
Ces établissements ne peuvent être le moyen de « diriger le Grand Paris » indépendamment de la puissance publique (services de l’Etat et collectivités compétentes). Plutôt que de créer de nouveaux EPIC, le gouvernement devrait revoir son projet de suppressions de services, de
compétences et d’emplois dans les directions de l’Etat (à Paris et dans les départements de la « petite couronne ») et, au contraire, les renforcer pour construire un véritable partenariat avec les
différentes collectivités.
La CGT-Force Ouvrière exige des réponses aux véritables problèmes des salariés en Ile-de-France :
une vraie prime de transport pour tous et revalorisée, une politique ambitieuse de logement (constructions, accès,
aides,…),
des services publics de proximité avec les moyens d’agir, des aménagements et des mesures génératrices d’emplois, à tous
les niveaux de qualifications, etc.
Pour les femmes et les hommes qui vivent et travaillent en Ile-de-France, ce « Grand Paris » risque de ne pas être
gagnant.
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