jeudi 8 février GREVE et Manif !

Jeudi 8 Février 2007
Fonctionnaires,
Agents de l’État, Territoriaux et Hospitaliers
Grève & Manifestation

Synthèse du discours de Christian MAZOYER 
Secrétaire Général
de la Fédération Générale des Fonctionnaires Force Ouvrière pour l’UD FO de Côte d’Or
Dans son discours Christian MAZOYER a mis en avant le problème fondamental du pouvoir d’achat chez les fonctionnaires .
En effet, les prix ont augmenté de 13,3% depuis Janvier 2000, tandis que la valeur du point indiciaire n’a progressé pendant cette même période que de 5, 95 %
 
Résultat : une PERTE du pouvoir d’achat de 7 % constatée en 2007
De plus, le premier ministre annonce qu’il n’y aura pas d’autre augmentation de salaire .
 
Force Ouvrière réclame et exige également une REFONTE Générale de la grille indiciaire, ce qui a des conséquences importantes, y compris pour les collègues qui partent à la retraire .
 
Quel que soit le gouvernement qui sortira des urnes au printemps, Force Ouvrière , organisation syndicale libre et indépendante ne taira pas ses revendications et, entend bien les faire valoir et les présenter pendant la campagne électorale .
 
Pour Force Ouvrière, c’est la république toujours avec de vrais services publics et la satisfaction des revendications
                             «  TOUT DE SUITE » .
 
Force Ouvrière ne mettra pas entre parenthèse ses revendications pendant la campagne électorale .
Comme elle ne donnera pas de consigne de vote.



 
Union Interfédérale des Agents de la Fonction Publique
CGT Force Ouvrière
Section de Côte d'Or
FO , 2 rue Romain Rolland , 21000 DIJON .
Tél. : 03 80 67 11 51 . Fax. : 03 80 67 01 10 .
 
Intervention de C.MAZOYER
devant la Préfecture à Dijon le 8 février 07.
 
Chers camarades,
 
Aujourd’hui, dans toute la France, les fonctionnaires font grève et manifestent à l’appel de leurs organisations syndicales.
 
Pour FO, les personnels de la Fonction Publique se mobilisent car les gouvernants, ceux-là ou les autres, en France comme partout en Europe, voudraient toujours nous faire travailler plus, pour toujours moins de salaire et de retraite, toujours moins de fonctionnaires toujours moins de Service Public.
 
C’est ainsi que depuis le 1er janvier 2000 les prix ont augmenté de 13,3 % et le point d’indice de seulement 5,95 %, soit plus de 7 points d’écart.
Pour un agent de catégorie D, par exemple à l’indice 400, en plus de la détérioration en niveau de son traitement, c’est plus de 5600 € de perdus en 7 ans !
Nous le constatons de partout, les collègues qui partent en retraite avec le minimum de pension, soit 930 € sont de plus en plus nombreux !
Et ils voudraient nous faire travailler encore plus dur et plus longtemps !
Et pendant ces 7 ans, les gouvernements Jospin, Raffarin ou Villepin, attentifs aux demandes patronales et aux injonctions de l’Union Européenne, ont multiplié les économies sur le dos des salariés. Ils ont supprimé massivement des postes, liquidé des services publics, privatisé sans compter, cassé nos retraites et la Sécurité sociale.
 
Dans le même temps, ils ont baissé  de manière scandaleuse les impôts des actionnaires et des entreprises, pour qui ils ont multiplié les aides, les allègements et les subventions. Encore plus fort que les années précédentes, c’est 65 milliards d’euros prévus au budget 2007, 4% du PIB.
·        65 milliards, autant que le budget de tous les hôpitaux publics, plus que le budget de l’Éducation Nationale, mais pas pour le service public, pas pour l’hôpital ou l’école publique, pas pour les salaires ou les retraites.
·        65 milliards d’argent public pour les entreprises privées, les actionnaires.
·        65 milliards pour les délocalisations, le chômage en France et l’esclavage en Chine.
·        65 milliards pour les uns, mais 0 pour les autres ! Pour l’année 2007, ils n’ont rien prévu pour les salaires des fonctionnaires, pourtant le gouvernement chiffre à 1,8% l’inflation cette année.
 
Ils espèrent, ce gouvernement comme celui qui suivra, profiter des élections pour faire de 2007 et peut être de 2008 des années blanches pour les salaires de la Fonction Publique. Ils espèrent refaire le coup de 2002.
 
Pour gagner, la CGTFO pense que nous devons faire comme l’an passé avec le CPE.
·        Le mot d’ordre doit être simple et clair, correspondre à la revendication des personnels, nous l’avons !
·        Les organisations syndicales doivent reprendre ce mot d’ordre, tout le monde ici semble affirmer que c’est le cas aujourd’hui.
·        Mais il faut aussi, comme pour le CPE, que l’unité sur la revendication soit maintenue jusqu’à la victoire. C'est-à-dire, il ne faut pas qu’entre temps, comme cela se passe trop souvent, le premier accord en trompe l’œil avancé par le gouvernement soit signé au rabais.
 
Alors, il faut se mobiliser, maintenir la mobilisation jusqu’à satisfaction. Les salariés ne peuvent faire confiance qu’à eux-mêmes, qu’à leur capacité de mobilisation et de lutte. En période électorale, les revendications demeurent, elles ne sont pas mises entre parenthèses. Après les élections les revendications n’ont pas changé, et l’expérience nous apprend, que quelle que soit leur couleur politique, les gouvernements sont toujours sourds aux demandes des salariés s’il n’y a pas de mobilisation.
 
Aussi, Force Ouvrière exige :
·        Le rattrapage immédiat des pertes de pouvoir d’achat des salaires et des pensions :
·        Pour 2007, une augmentation du point d’indice au moins égale à l’inflation.
·        La revalorisation de la grille indiciaire maintenant. Le maintien du point d’indice unique pour toute la Fonction Publique.
·        L’abandon de toutes les mesures visant à nous faire travailler plus ou plus longtemps.
·        Le recrutement massif de jeunes sur emplois statutaires, afin de combler les besoins et de remplacer les départs à la retraite.
·        La défense des Services Publics et de la Fonction Publique, l’arrêt des privatisations.
 
Ce 8 février est un ultimatum au gouvernement, il doit répondre rapidement. Les organisations syndicales à l’origine de cette mobilisation ont prévu de se rencontrer pour poursuivre le combat.
Les mois qui vont venir seront difficiles, FO vous demande de rester mobilisés et d’être prêts à répondre aux appels qui seront lancés pour faire aboutir nos revendications.
 
Alors quoi qu’il arrive, salariés du public ou du privé, actifs, chômeurs ou retraités, jeunes ou anciens, ensemble avec Force Ouvrière :
La République toujours !
 Les revendications tout de suite !

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