12 Avril 2007

Pourquoi se syndiquer?

Constats :
Depuis la nuit des temps l’Etre Humain a du
lutter pour vivre ou survivre.
L’Homo-Erectus, pour assurer sa survie, devait chasser
de grand animaux face auxquels un homme seul n’était pas
assez rapide, pas assez puissant...
Dés lors, naturellement, il su profiter de l’effet de
nombre pour venir à bout de l’imposant Mammouth, des
féroces prédateurs...
C’est de ces temps reculés qu’une évidence est née :
L’Union fait la Force.
A partir de ce constat, l’Homo Sapiens a utilisé le
rapport de Force pour coloniser la Planète, rendre sa
vie moins incertaine, garantir son avenir.
L’espèce Humaine ne se contenta pas de l’exploitation de
l’environnement pour prospérer. Rapidement des Hommes,
des Tribus, des Clans, des Castes, des Classes...
voulurent améliorer leur "Quotidien" en créant un
rapport de Force dont ils tireraient un Avantage.
Avantage territorial, idéologique, économique…
Ayant domestiqué les animaux sauvages les plantes, la
Terre nourricière, les Mers, pour les exploiter,
l’Homme se mit à Exploiter l’Homme.
L ’histoire a démontré que les " Exploités " ne
trouvèrent leur Salut qu’en prenant conscience que
regroupés, le Rapport de Force peut s’inverser
permettant de préserver leur Intégrité, donner lieu à de
Nouvelles Conquêtes.
Ainsi l’esprit qui animait l’Homo Erectus puis Sapiens
est le même que celui qui conduit les Canuts de Lyon à
se révolter contre leur Condition.C’est en utilisant le
même rapport de Force que l’on obtint l’interdiction du
Travail des Enfants, le Droit de Vote des Femmes...
Et de tout temps les "Exploiteurs" ont tenté de museler,
diviser, affaiblir les "Exploités".
La Loi Le Chapelier qui, au sortir de La Révolution vint
interdire les syndicats au prétexte qu’ils étaient un
frein à la liberté individuelle, est une belle
illustration de la conscience qu’ont les Pouvoirs, qu’il
faut diviser pour mieux régner.
Elle doit être le rappel que, si les Classes exploitées
n’en ont pas toujours conscience, les "Exploiteurs" eux
n’ignorent pas la Réalité du Rapport de Force.
D’ailleurs, aujourd’hui, ceux qui ont en charge de
diriger les Entreprises ne sont ils pas regroupés pour
mieux se faire entendre, mieux se défendre... ?
Seraient-ils à ce point plus malins que ceux à qui ils "
achètent" la Main d’œuvre ?
Avant même d ’être structuré, le mouvement syndical a
été divisé sur les finalités de son action :
Les uns, considérant que l ’action syndicale doit
avoir pour seule finalité la défense des salariés et
de leurs intérêts,
Les autres, que cette action s’inscrit dans une vision
plus large de la société, au service ou aliéné à une
philosophie politique.
En 1906, réunie en congrès, la Confédération Générale du
Travail, créée en 1895, tenta de régler définitivement
en son sein cette question. Un texte fut soumis aux
congressistes et adopté par 830 voix contre 8 et 1
blanc, texte de référence pour l ’action syndicale en
France : La Charte d ’Amiens.
affirme l ’autonomie du mouvement syndical, son refus
de se lier à aucun parti politique :
" La C.G. T. groupe en dehors de toute école
politique, tous les travailleurs conscients de la
lutte à mener pour la disparition du salariat et du
patronat… "
" Le congrès considère que cette déclaration est une
reconnaissance de la lutte des classes qui oppose,
sur le terrain économique, les travailleurs en
révolte contre toutes les formes d ’exploitation et
d ’oppression tant matérielles que morales, mises en
œuvre par la classe capitaliste contre la classe
ouvrière... "
" Dans l ’œuvre revendicatrice quotidienne, le
syndicalisme poursuit la coordination des efforts
ouvriers, l ’accroissement du mieux être des
travailleurs par la réalisation d ’améliorations
immédiates, telles que la diminution des heures de
travail, l ’augmentation des salaires, etc.… "
" Le congrès affirme l'entière liberté pour le Les patrons, dans une logique de profit et de La Lutte des Classes
Extraits de la Charte d ’Amiens
réaffirme l ’article 2 des statuts de la Confédération
Générale du Travail. (1895) :
syndiqué de participer, en dehors du mouvement
corporatif, à telles formes de lutte correspondant à
sa conception philosophique ou politique, se bornant
à lui demander, en réciprocité, de ne pas
introduire, dans le syndicat, les opinions qu’il
professe en dehors ".
Les salariés cherchent à vendre le plus cher possible
leur " main d ’œuvre " (salaires, couverture Sociale,
avantages en nature, accès à la culture, aux loisirs,
aux vacances…).
rémunération du ou des actionnaires, cherchent à acheter
la main d ’œuvre la moins chère possible tant par la
rémunération directe que sur l ’ensemble des éléments
qui constitue le Salaire différé (remise en cause des
Statuts ou conventions collectives, des régimes de
retraites, externalisation, délocalisation…).
Quel syndicalisme pratiquons-nous ?
L ’essence de notre action part de ce constat (Constat
et non programme) d ’opposition d ’intérêts qui porte un
nom :
La CGT FORCE OUVRIERE considère qu’il est dans l
’intérêt des salariés d’utiliser le rapport de Force
existant pour parvenir à une ligne " d ’armistice ".
Cette armistice se concrétise à travers des accords,
conventions collectives, Statuts,…
C ’est la Politique Contractuelle
Depuis longtemps, les acteurs du " Rapport de Force " au
sein d ’une entreprise sont clairement identifiés :
La Direction, le Patron, détenteurs ou représentants
du capital, du Pouvoir,
Les Salariés, employés, ouvriers, agent de Maîtrise,
cadres qui sont des facteurs de Productions
(au même titre que les machines et outils), parfois,
souvent, regroupés en syndicat au sein de l ’entreprise
ou unité de Production ou services. Au sein de l
’Entreprise, le rapport de force est matérialisable de
façon concrète.
Le rapport de Force se situe couramment dans notre
économie " moderne " au niveau du regroupement d ’unités
de production ou de Services constitués en Groupe,
Holding…Là encore les acteurs du Rapport de Force sont
clairement identifiés :
La Direction du Groupe
Les salariés regroupés le plus souvent, et représentés
par une ou des organisations syndicales qui fédèrent
les syndicats de base.
C ’est le même schéma pour une branche d ’activités :
dans ce cas les patrons ou directions se regroupent en
Union ou Syndicat pour peser d ’avantage dans la "
discussion ".
Ces différents niveaux de Rapport de Force possibles
sont (assez bien) structurés, connus et font partis de
notre environnement social. Depuis ces dernières
décennies, les salariés, et les organisations qui les
représentent, ont à faire face à une " réalité ": La
mondialisation des échanges, de l ’économie...
Cette mondialisation se fait, qui plus est, dans le
cadre d ’un dogme économique, l ’ultra-libéralisme,
présenté comme inéluctable, conduisant à la pensée
unique.
De nouveaux niveaux de Rapport de Force apparaissent
dans le cadre de cette Mondialisation.
Pour nous Français, le niveau Européen et, au delà le
niveau Mondial.
Les salariés doivent, pour peser dans ses nouveaux
rapports de force, en prendre toute la dimension au
risque de jouer " le pot de terre contre le pot de fer ".
Des structures représentatives des salariés existent
mais doivent grossir et se mettre en ordre de " Bataille ".
La Protection Sociale : Un Salaire Différé
La Protection Sociale est l ’expression même de la
solidarité entre salariés, entre générations, entre gens
bien portants et moins bien portants…
Elle constitue un salaire différé de par son financement
qui est assuré par les cotisations patronales et celles
des salariés qui sont prélevées à la source (la feuille
de paie).
CONCLUSION :
Sous couvert de responsabilisation et pour servir les
seuls critères du jour qui sont productivité et
compétitivité, les Directions poussent chaque agent vers
plus d’individualisme et par la même vers plus
d’isolement. Ces conditions de travail rendent la vie
difficile à chacun et nous pensons que le syndicat peut
jouer un rôle fédérateur et contribuer à rendre
solidaires les individus face à une même problématique.
A FORCE OUVRIERE, au sein d’un syndicalisme indépendant,
nous défendons la qualité de la vie au travail dans nos
Entreprises que nous voulons pérennes dans leur vocation
de Service Public Républicain. Nous nous appuyons sur le
respect de valeurs universelles qui sont :
l’égalité de traitement entre les individus,
la liberté individuelle,
la solidarité entre les différentes constituantes de
la société.
Pour nous, un syndicat tient sa légitimité et sa
crédibilité de ce qu’il exprime fidèlement les
revendications de ses mandants en les conciliant avec
l’intérêt général du monde salarié. C’est pour cela que
nous le voulons à la fois source d’informations et
centre de débats d’idées.
Si, comme nous, vous pensez qu’il faut mieux vivre le
présent pour préparer le futur, agir et non subir, créer
des liens et non des chaînes, alors rejoignez-nous.
Si vous souhaitez plus d’informations, débattre du sujet
ou évoquer des difficultés de tous ordres, n’hésitez
pas,
prenez contact avec nous !


