7 Décembre 2010
Adoptée le 24 novembre dernier, la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité), censée booster la concurrence, entraînera mécaniquement une
hausse du prix de l’électricité, y compris des tarifs régulés pour les particuliers, ont dénoncé la plupart des associations de consommateurs. Par le biais d’un système baptisé «Accès régulé au
nucléaire historique» (ARENH), elle va obliger EDF à vendre jusqu’à un quart de la production de ses centrales nucléaires à ses concurrents privés, GDF Suez, Poweo, actuellement dans le rouge, et
autres Direct Énergie (groupe Louis-Dreyfus). Pour l’instant, ils n’ont guère réussi à capter les clients d’EDF, l’ancien monopole public fournissant encore 95% des 29,9 millions de clients
particuliers français, et ce, plus de trois ans après l’ouverture à la concurrence. Et le privé de s’impatienter d’en voir une grande partie enfin tomber dans ses filets, finalement écœurés par
les hausses répétées de leurs factures. La prochaine augmentation se profile d’ailleurs pour le début de l’année prochaine: elle devrait atteindre 3% à 4% en début d’année prochaine. Par la
suite, les tarifs pourraient monter de 11,4%, puis de 3,5% par an, soit jusqu’à +25% d’ici à 2015, selon des hypothèses de travail qui émaneraient de la Commission de régulation de l’énergie
(CRE), directement impliquée dans la fixation des prix.