28 Juin 2012
L’été arrive et le gel des tarifs du gaz
risque une sévère insolation. Il avait été mis en place jusqu’au 1er juillet par le précédent gouvernement, échaudé par le tollé provoqué par une énième augmentation: 4,4% au 1er janvier dernier,
ce qui portait l’augmentation des prix du gaz à quelque plus 60% en moins de six ans. Une augmentation de quelque 10% pourrait même intervenir d’ici à la fin de 2012, le rapporteur du Conseil
d’État venant en effet de se prononcer en faveur d’un rattrapage rétroactif, après avoir été saisi par GDF Suez, coté au CAC 40 et dont l’État détient un peu plus de 36% du capital, ainsi que par
l’ANODE (Association nationale des opérateurs détaillants en énergie), ceux-là mêmes qui prédisaient que la concurrence allait faire baisser les prix. Motif: le gel des prix n’est pas en
conformité avec la loi prescrivant la répercussion intégrale des coûts d’approvisionnement dans les prix au consommateur. Une demande de longue date.