16 Octobre 2012

/// INTERNATIONAL - EUROPE
Votée en 2011 à l'OIT, la convention 189 avait été
accueillie avec force démonstration de joie par les travailleurs domestiques présents en plénière mais nécessitait au moins deux ratifications pour pouvoir entrer en vigueur. C'est aujourd'hui
chose faite puisque l'Uruguay, Maurice et les Philippines l'ont ratifiée. Elle est porteuse d'un grand espoir pour des milliers de travailleurs et travailleuses de ce secteur, particulièrement
vulnérables.
Les pays industrialisés sont également touchés par de nombreux
abus, plaçant ces travailleurs/euses dans la nécessité d'être entendus, mieux organisés afin que les syndicats puissent porter leurs revendications dans les négociations tripartites. Pour
exemple, un amendement déposé cet été aux Etats-Unis prévoyait la prise en compte des heures supplémentaires et du travail de nuit des salariés du particulier employeur, amendement retoqué fin
septembre, laissant dans le désarroi des milliers de salariés. En France, la difficulté réside aujourd'hui surtout dans la possibilité de contrôler le travail demandé à ces salariés, les
particuliers étant employeurs. La difficulté commune aux syndicats du monde entier est d'avoir accès à ces salariés afin de leur faire connaître leurs droits et de les défendre dans les
structures de négociation collective.