La CGT-Force Ouvrière apporte son soutien au mouvement syndical Tunisien face aux évènements qui se sont déroulés durant le mois de décembre
2010 et dénonce l’atteinte répétée aux droits et libertés fondamentales par les autorités tunisiennes.
Trois ans après les événements de Gafsa, la région de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, est depuis le 17 décembre en proie à une
flambée de colère dont les causes, comme à Gafsa, sont principalement le chômage et l’absence de développement.
La tentative de suicide d’un jeune diplômé vendeur ambulant qui s’est immolé par le feu a été l’élément déclencheur d’une vague de
manifestations dans la région qui ont donné lieu à des arrestations en masse.
Les affrontements les plus violents se sont produits à Manzil Bouziane où un jeune manifestant a été tué par balle et ont provoqué une
dizaine de blessés.
Le 27 décembre, des centaines de syndicalistes de l'UGTT, principalement de l'enseignement, des services se santé, de la poste et des
télécommunications se sont rassemblés devant le siège de la centrale à Tunis. Les manifestants étaient cernés par un important dispositif de sécurité dont des unités anti
émeutes.
La CGT-Force Ouvrière souligne les efforts du mouvement syndical tunisien pour empêcher l'usage de la manière forte face à ces mouvements de
protestation spontanés.
La CGT-Force Ouvrière soutient la revendication de l’UGTT pour l’ouverture d’une négociation pour un développement durable créateur
d’emplois de qualité et géographiquement équilibré.
La CGT-Force Ouvrière dénonce la répression brutale et appelle le gouvernement Tunisien à respecter et garantir les libertés individuelles
et collectives dont celle de manifester pacifiquement, demande la libération de toutes les personnes arrêtées durant cet épisode mais également durant les émeutes de Gafsa en 2008 ainsi que
l’amnistie et la réintégration dans leur emploi des ex-prisonniers du bassin minier de Gafsa et de tous les condamnés.
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