Les soins hospitaliers facturés encore plus lourdement, une centaine de médicaments encore moins bien remboursés, contrôles tatillons des arrêts maladie... Le
gouvernement s’attaque à la Sécurité sociale alors que son projet de budget favorise les entreprises. Une injustice insupportable.
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AGENDA FO 2010
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QU'EST-CE QUE FO?
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Enquête
ENQUÊTE FO RELATIVE AU LOGEMENT
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STOP AUX LICENCIEMENTS!
01/09/2009
FO Hebdo n°2907
Les inégalités s’accroissent
LE «SENTIMENT DE RÉVOLTE PROFOND» DES SALARIÉS
QU'EST-CE QUE FO?
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20 MILLIARDS POUR SAUVER LE SYSTÈME DE PROTECTION SOCIALE
LE SERVICE COMMUNICATIONS DE L'UNION DEPARTEMENTALE FORCE OUVRIEREDE
COTE D'OR VOUS INFORME DE :
Crise financière
«RETRAITÉS MALTRAITÉS, L'ÉTAT S'EN FOUT. BANQUES EN DIFFICULTÉS, L'ÉTAT RENFLOUE»
Ils étaient des dizaines de milliers à manifester jeudi dans plusieurs villes de France pour réclamer une hausse immédiate des
pensions.
Les salariés «ne
comprendrai(en)t pas que, quand on met 360 milliards d'euros potentiellement pour les banques, on ne puisse pas parallèlement mettre en place un véritable plan de soutien à l'activité économique,
à l'emploi et à la consommation», via notamment une hausse du pouvoir d’achat, avait lancé lundi Jean-Claude Mailly (FO) après les annonces faites par le Chef de l’Etat Nicolas Sarkozy.
À Bordeaux, Dijon, Montpellier Nantes, Nancy, Orléans, Paris, Poitiers, Rennes, Tours ou Saint-Étienne, les dizaines de milliers
de retraités qui ont manifesté hier pour réclamer une hausse immédiate des pensions ne le comprennent pas non plus. Répondant à l'appel notamment des Unions confédérales de retraités (UCR) (FO,
CFDT, CFTC, CGC CGT), ils étaient ainsi plus de 60.000 à scander que la crise financière actuelle justifie plus que jamais de répondre à leurs revendications. Dans le cortège parisien, on a pu
les entendre notamment crier «des sous pour les retraites, pas pour les spéculateurs!». À Bordeaux, des banderoles proclamaient «retraités maltraités, l'État s'en fout. Banques en difficultés,
l'État renfloue». À Nantes, pour les manifestants «quand les riches du CAC 40 maigrissent, ils piquent dans l'assiette des pauvres».
Au delà des slogans, les syndicats ont souligné que la progression des pensions actée par le gouvernement est de 1,37% cette année (+1,1% au 1er janvier, +0,9% au 1er septembre) alors que
l'inflation a atteint fin août 3,2% sur un an. Sur les 15 millions de retraités, la moitié d’entre eux touchent moins du SMIC, a souligné l’UCR-FO, avant de rappeler, que les réformes Balladur
(1993) et Fillon (2003) ont enfoncé 500.000 retraités dans la pauvreté. Selon les chiffres officiels disponibles (fin 2006), le taux de pauvreté chez les plus de 60 ans n’a cessé en effet
d’augmenter ces dernières années, au point de représenter 10% de la classe d’âge (9,5% en 2005).
Pour les syndicats, cette journée de manifestation a été aussi l’occasion de souligner les vertus du système français de retraite par répartition (les actifs payant les pensions des retraités),
au moment où des salariés américains dépendant de fonds de pension doivent retarder leur départ en retraite en raison de l'effondrement de la Bourse de Wall Street. Et au moment où un projet du
gouvernement Fillon prévoit toujours de financer en grande part le «risque dépendance» des personnes âgées et handicapées par des assurances privées.
Saluant le succès de leur mobilisation des retraités, Jean-Claude Mailly (FO) sur France-Info a dit «aux retraités, que ce n'est pas le moment de baisser la tête, parce que si vous baissez la
tête, c'est vous qui allez être les sacrifiés de la crise».
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