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Force Ouvrière de Côte d'Or

Union Départementale des syndicats Force Ouvrière de Côte d'Or,2 rue Romain Rolland,Téléphone : 03 80 67 11 51, Fax : 03 80 67 01 10, E-mail : udfo21@force-ouvriere.fr, 21 000 DIJON

Erhel Hydris : Les salariés portent plainte - 301009

Publié le 30 Octobre 2009 par UDFO21 in AFOC 21

 
 




 La liquidation judiciaire a été prononcée hier. Photo Philippe Maupetit


 



Malgré l’annonce d’un éventuel repreneur la semaine dernière, la situation reste explosive chez Erhel Hydris Industrie, à Dijon.
Vendredi, les salariés du leader national des hayons élévateurs devraient porter plainte contre le directoire de leur entreprise pour « détournement de fonds et abus de biens sociaux ».


La procédure reposerait sur la découverte de malversations financières, liées aux cotisations de mutuelle des 48 employés du site dijonnais. « Depuis six mois, notre employeur ne paie plus la mutuelle santé à laquelle l’entreprise est affiliée. Pourtant, les cotisations salariales et du comité d’entreprise, elles, sont bien prélevées à la source. Alors où va cet argent ? » se demande Manuel Diestré, délégué syndical FO. Hier en fin de soirée, la direction n’a pas pu être jointe pour éclaircir ces propos. A ce jour, la mutuelle santé réclamerait à l’entreprise le remboursement d’une dette de 35 000 euros. « Sans quoi nous ne serons plus couvert » déplore le syndicaliste.


Les salariés d’Erhel devraient déposer un dossier vendredi sur le bureau du Procureur de la République de Dijon pour porter l’affaire devant la justice. En 2007 déjà, une première plainte avait été déposée également pour « abus de biens sociaux », suite à la vente des bâtiments de l’entreprise. « Cette enquête avait été classée sans suite. Mais là, ça devrait relancer toute l’affaire ». Rachetée en 2001 par le groupe Fimopart, la société Erhel Hydris Industrie a été placée en liquidation judiciaire le 20 octobre dernier par le tribunal de Nanterre. En début de semaine prochaine, si aucun accord n’est trouvé sur les primes de départs ou sur l’avancée d’éventuels repreneurs, les syndicats assurent « vouloir bloquer l’entreprise jusqu’à ce que les forces de l’ordre viennent les déloger ».
M.M

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